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Histoire, économie, gestion et entreprise : Daimler, Mercedes, Audi, Benz

Partie I :
Histoire, économie, gestion et entreprise : Beau de Rochas, Otto, Daimler, Maybach, Mercédès, Porsche

Carl Benz et Bertha Ringer

Carl Benz (Karl Friedrich Michael Benz) naît en novembre 1844 à Mühlburg. Carl Benz étudie le génie mécanique à l’université de Karlsruhe.

Bertha Ringer naît en 1849 à Pforzheim en Allemagne.

En 1871, Carl Benz fonde sa première société, de fournitures de matériaux de jardinage, et se marie en 1872 avec Bertha Ringer avec laquelle il aura cinq enfants. En 1871, Bertha Ringer investit dans l’atelier de son fiancé, Carl Benz, ce qui permet à ce dernier de développer sa première automobile brevetée. Elle peut le faire car à l’époque, ils ne sont pas mariés. Par la suite, comme le stipule la loi, Bertha perd le pouvoir juridique d’agir.

August Horch est né en octobre 1878 à Winningen en Rhénanie-Palatinat. Pendant quelques années de voyages et d’apprentissage comme forgeron, August Horch se tourne vers l’automobile et part faire des études à l’école technique de Mittweida. Son leitmotiv est « la technique doit faciliter l’existence de l’individu ».

En 1883, Carl Benz fonde la société Benz & Cie et commence à construire des moteurs industriels à Mannheim.

En 1885 Benz développe le Téo (ou « Tricycle Teo ») en installant un monocylindre refroidi par eau, d’un litre de cylindrée et de cinq cent soixante watts, avec allumage électrique, soupape d’admission commandée, boîte de vitesses et différentiel, sur un tricycle dont il fait juste faire le tour du pâté de sa maison. De 1885 à 1887, il crée trois versions du tricycle : le modèle 1, donné en cadeau au musée allemand en 1906, le modèle 2, qui a vraisemblablement été transformé à plusieurs reprises et le modèle 3 avec roues à rayons en bois. Le 29 janvier 1886, il dépose le brevet DRP-37435.

Le 5 août 1888, l’épouse de Carl Benz, Bertha Ringer lassée de l’attitude frileuse de son mari qui ne veut pas présenter ses inventions et qui a largement hypothéqué sa dot, part à son insu au petit matin avec le prototype du Benz Patent Motorwagen (modèle 3) pour parcourir le premier trajet sur longue distance en automobile, à la vitesse remarquable pour l’époque, de 15 km/h.

Le 5 août 1888, sans le dire à son mari et sans la permission des autorités, Bertha Benz s’en va avec ses fils Richard et Eugen, qui ont treize et quinze ans, au volant de l’une des toutes nouvelles Patent Motorwagen. Elle conduit de Mannheim à Pforzheim et devient ainsi la première personne à conduire une automobile sur route dans le but de voyager. Auparavant, la conduite motorisée s’était limitée à de très courts essais lors desquels il s’agissait de revenir au point de départ avec des mécaniciens. Cette excursion de pionnière s’étale environ sur 106 kilomètres.

Bien que le motif premier de ce voyage est de rendre visite à sa mère, Bertha Benz à d’autres idées en tête : prouver à son mari, qui n’a pas suffisamment pris en compte les implications mercatiques de son invention, que l’automobile dans laquelle ils ont tous les deux énormément investi doit devenir un succès commercial après que le public a compris son utilité. Elle veut également que Carl comprenne que sa création a un avenir.

Sur le chemin, elle résout de nombreux problèmes. Elle doit trouver du ligroine qui sert de carburant et que l’on ne trouve que chez l’apothicaire. Elle s’arrête donc à Wiesloch et va à la pharmacie. Un forgeron l’aide à réparer une chaîne. Les freins doivent également être réparés et, s’occupant de ce problème, elle invente les plaquettes de frein. Elle doit par ailleurs utilisée une longue épingle à chapeau pour nettoyer les tuyaux à carburant, qui sont obstrués, et isole un câble avec une jarretière. Elle quitte Mannheim à l’aube et atteint Pforzheim à la tombée du soleil. Elle informe son mari de son succès par télégramme. Elle reprend le volant le lendemain pour rentrer chez elle.

Cette équipée incitera Carl à apporter divers perfectionnements au véhicule, en lui adjoignant notamment une vitesse supplémentaire pour gravir plus commodément les côtes.

En 1888, Bertha Ringer devient la première personne à conduire une automobile sur une longue distance. Ce faisant, elle attire sur Benz Patent Motorwagen une attention considérable et amène à la société ses premières ventes. – En 2008, la Bertha Benz Memorial Route 6 est officiellement approuvée en tant qu’héritage industriel de l’humanité car elle suit le chemin emprunté par Bertha Benz en 1888 –

En 1890 il s’associe avec Friedrich von Fischer, qui se charge de l’administration interne, et avec Julius Ganss, responsable des ventes. Carl Benz, lui, se consacre au développement de la partie technique de l’affaire qui progresse sensiblement.

L’année 1893 voit la fabrication de la première voiture Benz à quatre roues, la Benz Victoria (en), suivie, l’année suivante, de la Benz Velo, qui devient le modèle de base des premiers camions et bus en 1895.

En 1896, la première Benz Kontra-Motor apparaît, avec un moteur à deux cylindres horizontaux opposés. Le premier camion Benz est fabriqué la même année. En 1898, des pneus en caoutchouc sont adoptés pour la Benz Confortable. En 1899, la production sera de 572 voitures et Benz devient l’un des plus importants fabricants d’automobiles d’alors. L’année suivante, ce chiffre est dépassé, avec la fabrication de 603 véhicules.

La première voiture de course Benz apparaît en 1899 et sera à l’origine de nombreux succès.

August Horch chez Benz

August Horch devient ingénieur dans une entreprise de construction de moteurs : Benz. En 1896, il devient chef du service.

Le 14 novembre 1899, après trois ans d’apprentissage dans la société Benz de Mannheim, August Horch fonde la société ,A. Horch & Co.’, entreprise de construction d’automobiles basée à Cologne, spécialisé dans la production de modèles sportifs et hauts de gamme. August occupe dès lors une place d’homme d’affaires et de technicien. Il acquiert une connaissance des problèmes de croissance et de développement des véhicules automobiles et applique les idées pour lesquelles il s’est battu en vain chez son employeur précédent, Karl Benz.

La marque Austro-Daimler est fondée en 1899 par Paul Daimler dans un premier temps comme succursale allemande de la marque Daimler Motoren Gesellschaft (DMG).

La création de Mercedes

Afin de distinguer clairement les Daimler « normale » des nouvelles voitures de course, Emil Jellinek baptise les modèles qu’il commande sous le nom de Mercédès, du nom de sa fille Mercédès alors âgée de 13 ans. En 1902, Emil Jellinek, le plus important concessionnaire d’automobile Daimler Motoren Gesellschaft de la Riviera du début du XXe siècle dépose et protège officiellement et légalement la marque commerciale « Mercédès »

La notoriété mondiale des modèles Mercédès incite Maybach et ses associés à adopter la marque Mercédès. En 1909, la marque Mercedes est redéposée en France et perd ses accents, car ils n’existent pas en Allemagne.

Emil Jellinek signe un contrat d’exclusivité commerciale pour les automobiles Daimler Motoren Gesellschaft pour l’Autriche-Hongrie, la France, la Belgique et les États-Unis. Par la suite, Jellinek commande d’autres modèles par centaine. Il fait légalement modifier son nom en « Emil Jellinek-Mercedes ».

En 1900, August Horch construit sa première automobile propulsée par un moteur deux cylindres « sans à-coups » et développe peu après la transmission par cardan ainsi que le moteur ‘overhead valve’ (ou abrégé OHV en anglais) muni de soupapes d’admission en tête.

Emil Jellinek fait construire par Paul Daimler et Wilhelm Maybach de Daimler Motoren Gesellschaft les premières Mercedes 35 HP de course et Mercedes Simplex qu’il se charge de commercialiser et entre au conseil d’administration de Daimler Motoren Gesellschaft.

Dans la course Nice-La Turbie de mars 1902, Emil Jellinek place cinq de ses Mercedes en course, dont l’une est pilotée par l’allemand Wilhelm Werner, célèbre pilote de cette époque. Jellinek-Mercedes vise la victoire, sans prétentions. En effet, ses voitures dominent la course du début à la fin avec un record de vitesse moyenne de 51,4 km/h, battant le précédent de 31,3 km/h et de vitesse de pointe à 86 km/h. Ces résultats surclassent aisément toutes les voitures concurrentes dans toutes les disciplines. Le monde automobile est tellement étonné que Paul Meyan, directeur de l’Automobile Club de France, déclare : « Nous sommes entrés dans l’ère Mercedes ».

Le siège de l’entreprise A. Horch & Co. est déplacé en 1903, pour s’installer à Zwickau en Saxe.

Emil Jellinek-Mercedes entre au conseil d’administration de Daimler Motoren Gesellschaft. Panhard & Levassor est alors détenteur des licences Daimler pour la France et engage des poursuites judiciaires contre Jellinek qui vend des Daimler sous le nom de Mercedes.

En 1905, âgé de 52 ans, Emil Jellinek-Mercedes – par ailleurs consul honoraire du Mexique à Nice et consul honoraire de l’empire austro-hongrois à Monaco – se retire du monde des affaires (grosse) fortune faite. Il fait cession à Paul Daimler de ses droits de vente exclusifs dans le monde, vend ses actions de la marque puis se retire de son poste du conseil d’administration en 1908.

Ferdinand Anton Ernst Porsche, connu sous le nom de Ferry Porsche, naît le 19 septembre 1909 à Wiener Neustadt en Basse-Autriche. Fils de l’ingénieur Ferdinand Porsche, son activité professionnelle a toujours sera étroitement liée avec celle de son père avec qui, en 1931, il créera le bureau de design automobile à Stuttgart, en Allemagne.

Ferdinand Porsche est recruté en 1906 par Austro-Daimler en tant que concepteur en chef. La création la plus connue de Porsche chez Austro-Daimler a été la Prince Henry 4. Il devient directeur général de l’entreprise durant la Première Guerre mondiale et développe des tracteurs destinés à tirer les canons sur le terrain accidenté des tranchées. En 1923 il travaille chez DMG. Dans les deux sociétés, il continue de dessiner des voitures de course qui remportent chaque fois des victoires.

Auto Union Deutschland Ingolstadt

En juin 1909, alors que la firme venait tout juste d’acquérir une certaine notoriété, August Horch est évincé de la direction de la société qui portait son nom, du fait d’un désaccord avec le directeur commercial.

Le 16 juin 1909, alors même que sa firme avait acquis une certaine renommée et notoriété, en désaccord avec Fritz Seidel, le directeur technique et Heinrich Paulmann le directeur commercial, August Horch fut brusquement évincé de la direction de la société qui portait son nom. Le prétexte en était que les nouvelles six cylindres n’avaient pas remporté de victoires dans les grandes épreuves de 1907, mais, en réalité, le différend avait des racines plus profondes : Horch fut mis en minorité au conseil d’administration.

Après le départ de Horch, Fritz Seidel, responsable de fabrication, et Heinrich Paulmann, directeur technique, vécurent longtemps sur l’héritage Horch qu’ils venaient de s’accaparer. Pour plus de sûreté, ils s’empressèrent de déposer plus de treize marques de fabrique (ce nombre passa même à 26 avant le 10 janvier 1910) reprenant le nom de Horch – dont : Originalhorchwagen, Autohorch, Horchoriginal, Horchuk, Horchol, Horcher, etc. On avait même fait protéger le nom de A. Horch.

Horch avait, pour sa part négligé tout cela et n’avait donc plus aucune chance de diriger une nouvelle entreprise en son nom. Même la devise d’August Horch « Bon et fort » demeura le fer de lance de Seidel et Paulmann.

Horch partit alors fonder la société A. Horch Automobil Werke au capital de 20 000 marks, et s’établit géographiquement très près de la société A. Horch & Co. Motorwagen Werke. La quasi homonymie des deux raisons sociales donne une idée de l’âpreté de la bataille qui s’ensuivit. Finalement, suite à une mise en demeure du tribunal de Leipzig, la nouvelle société dut changer son nom…

Son nom étant déjà utilisé et protégé par une marque déposée, le tribunal du Reich l’oblige à la renommer. August Horch, alors qu’il se trouve pour une réunion de travail dans l’appartement de son ami Franz Fikentscher, entend son fils qui apprend le latin utiliser l’expression Père, audiatur et altera pars….
« Audiatur et altera pars ou Audi alteram partem » sont des expressions latines signifiant littéralement « Entendre l’autre côté »

Il se rappelle alors que la traduction latine de son patronyme Horch (de l’impératif horchen) signifie « écouter » en allemand. Les participants à la réunion trouvent le rapprochement d’idée brillant : horch devient audi (de l’impératif du verbe audire signifiant « entendre » en latin).

Audi Automobilwerke GmbH aussi pour Audi acronyme de Auto Union Deutschland Ingolstadt, Automobilwerke signifie « Œuvres d’automobiles », et avec le terme GmbH, l’abréviation de ,Gesellschaft mit beschränkter Haftung’, en français « société à responsabilité limitée »)

A. Horch Automobil Werke devient Audi. La première automobile de l’entreprise est l’Audi Type A Sport-Phaeton, est produite en 1910 à Zwickau.

En 1910, Carl Benz acquiert la ,Süddeutsche Automobil-Fabrik’ de Gaggenau. Le grand promoteur de l’automobile en Allemagne, le Prince Henri de Prusse, n’utilise alors que des auto Benz.

Auguste Horch, le fondateur de la nouvelle firme, gagne avec son équipe Audi, à trois reprises en 1912, 1913 et 1914, l’exigeante course alpine internationale autrichienne sur des Audi Type C, d’où son célèbre surnom de « vainqueur des Alpes ».

Au début de la Première Guerre mondiale, Emil Jellinek-Mercedes doit fuir la France car, du fait de sa nationalité austro-hongroise, il est soupçonné d’espionnage en faveur de l’empire allemand. Emil Jellinek-Mercedes s’installe à Genève, puis meurt le 21 janvier 1918 à l’âge de 65 ans (peu avant l’Armistice de 1918). Selon son désir, il est enterré à Nice au cimetière du château dominant la ville.

En 1923, un camion Daimler à moteur Diesel fut exposé à la foire de Berlin.

En 1923, Paul Daimler se retire de la direction de Daimler Motoren Gesellschaft à l’âge de 54 ans pour être remplacé par le professeur Ferdinand Porsche. Paul Daimler est alors nommé directeur des études chez le constructeur automobile allemand Horch jusqu’en 1929.

La création de Mercedes-Benz

En 1924, Daimler Motoren Gesellschaft met ses intérêts en commun avec Benz & Cie. Carl Benz et Paul Daimler (fils et successeur de Gottlieb Daimler et propriétaire de la marque Mercedes cédée par Emil Jellinek-Mercedes)

Daimler et Benz fusionnent pour devenir Daimler-Benz AG.

La crise économique des années 1920 conduit Daimler Motoren Gesellschaft et Carl Benz de « Benz & Cie » à mettre leurs intérêts en commun et à fusionner en 1926 pour devenir un constructeur industriel allemand de voitures haut de gamme et de camions. Les deux entreprises vont fusionner et devenir la firme Mercedes-Benz, le 28 juin 1926.

En 1926, Daimler Motoren Gesellschaft et Benz & Cie ont fusionné en Daimler-Benz, produisant les premiers modèles sous le nom de Mercedes-Benz. Le concept de Porsche d’une petite voiture, une Mercedes-Benz légère, n’a pas plu au conseil d’administration de Daimler-Benz. Il les quitte ainsi en 1929 pour Steyr (entreprise multi-activités dans le domaine mécanique et tous engins), mais la Grande Dépression a entraîné Steyr à la banqueroute et Ferdinand Porsche finit par être au chômage.

Quatre anneaux

Durant les années 1920, les deux sociétés rivales Horch et Audi se livrent une concurrence sévère mais néanmoins prolifique mais la Grande Dépression qui suit le krach de 1929 met à mal leur santé financière. En août 1928, Jørgen Rasmussen, propriétaire de Dampf-Kraft-Wagen (DKW), acquiert la majorité des actions d’Audi.

Les deux sociétés rivales se livrent une concurrence sévère mais néanmoins prolifique avant que la grande crise de 1929 ne provoque un gouffre financier. Le Reich allemand, avec sa stratégie de motorisation du pays, lie son programme de subventions à une vaste fusion entre les constructeurs endettés. Horch, DKW, Audi, et Wanderer rassemblent leurs forces en 1932 au sein de la nouvelle société Auto Union AG.

Au début des années 1930, alors que Daimler-Benz, le constructeur des Mercedes, affiche une santé florissante, les petits constructeurs allemands souffrent gravement de la crise. Jörgen Skafte Rasmussen, PDG de DKW, a alors l’idée, en 1932, de fédérer quatre anciennes marques automobiles allemandes sous le sigle Auto Union AG. En fait, ce processus de concentration avait été amorcé en 1928 lorsque la Société Motorenwerke J-S Rasmussen AG (en fait DKW) de Zwickau en Saxe, absorba une entreprise voisine, Audi.

L’idée de Rasmussen, exposée en CA du 20 juillet 1932 était la suivante : « Aujourd’hui, du fait de la crise, nos petites voitures se vendent mal. Nos usines trop indépendantes se font même parfois concurrence. Il faut les regrouper et avec elles nos techniques, nos réseaux mais surtout nos hommes et notre savoir-faire. De plus, puisque nos petites voitures ont perdu leur clientèle, fabriquons en donc de plus puissantes, des grosses berlines mais aussi des voitures de courses. Et l’ogre trouvera à qui parler. »

Partie II :
Histoire, économie, gestion et entreprise : Mercedes-Benz, Audi, Volkswagen, Porsche

Source et images :

Texte, synthèse des page Wikipedia :
Daimler, Mercedes, Audi, Benz,

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