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Histoire, économie, gestion et entreprise : Audi, Volkswagen, Porsche

Partie I :
Histoire, économie, gestion et entreprise : Beau de Rochas, Otto, Daimler, Maybach, Mercédès, Porsche

Partie II :
Histoire, économie, gestion et entreprise : Daimler (Emil Jellinek-Mercedes, Wilhelm Maybach, Carl Benz, Gottlieb et Paul Daimler), Audi (Horch)

En 1886, Carl Benz, ingénieur allemand prolifique, conçoit et développe la première automobile de l’histoire, dénommée Benz Patent Motorwagen. Ce modèle sera le premier d’une longue série d’automobiles de plus en plus innovantes et poussées techniquement à l’image de la Benz Kontra-Motor. Apparue en 1896, cette dernière, mue par un moteur à deux cylindres opposés placés à plat, connait une diffusion notable scellant ainsi la naissance du moteur à plat (les futurs moteurs flat-4 et flat-6 Porsche)

Porsche

Ferdinand Porsche reçut un doctorat « honoris causa » de l’université de Vienne, d’où le « Dr Ing. h. c. », en 1916. En 1931, il fonde sa propre société, installé à Stuttgart, en tant que consultant, Dr Ing. h.c. F. Porsche GmbH, ,Konstruktionen und Beratungen für Motoren und Fahrzeugbau’, pour la construction de moteurs et de voitures. Il recruta certains de ses anciens collègues (Karl Rabe, Erwin Komenda, Franz Xaver Reimspiess) et incorpora aussi son fils, Ferry Porsche. Les affaires marchèrent assez rapidement et Porsche commença à penser à construire sa propre voiture, le concept de petite voiture précédemment imaginé. Quelques années plus tard, Zündapp décide de parrainer le projet, mais perd tout intérêt après leur succès en motos. NSU reprend ensuite le parrainage, mais perd aussi tout intérêt en raison du fort coût de l’outillage. Après cela, personne ne semble s’intéresser au projet jusqu’à ce que Adolf Hitler ait à son ordre du jour de motoriser la nation et que chaque Allemand doit posséder soit une voiture soit un tracteur dans l’avenir.

À l’instigation de la Banque du Land de Saxe, qui souhaite protéger ses investissements dans l’industrie automobile saxonne, Audi, DKW, Horch et Wanderer s’unissent sous le sigle des quatre anneaux métallisés entrecroisés pour former le consortium « Auto Union AG » le 29 juin 1932. À cette date, le groupe Auto Union, dans lequel chaque marque est maintenue, devient par conséquent le deuxième plus grand groupe automobile d’Allemagne. Lors de la répartition des tâches, la production de modèles de prestige est dévolue à Audi, dépositaire de cette tradition.

Volk/peuple & Wagen/voiture by Porsche

Depuis ses exploits dans la compétition automobile, Porsche fascine Hitler, qui souhaite par ailleurs démocratiser l’automobile et en faire un objet de propagande. À l’automne 1933, Ferdinand Porsche répondra à l’appel d’offre du Führer qui exige de la future Volkswagen (voiture du peuple) des critères techniques précis : la voiture devra transporter quatre personnes à 100 km/h et consommer moins de 8 litres aux 100 kilomètres. En ce qui concerne le prix, Hitler aurait dit à Porsche : « À n’importe quel prix, docteur Porsche. À n’importe quel prix en dessous de 1 000 marks ! ». Ainsi, à partir de 1934, Porsche prépare la voiture du peuple, la première Volkswagen. L’ingénieur Ferdinand Porsche, voyant dans ce projet l’occasion de réaliser son plus vieux rêve : fabriquer un modèle de voiture populaire. La voiture ainsi sortie d’usine avait déjà sa forme ronde spécifique et son architecture du tout à l’arrière : boîte-pont et moteur 4 cylindres à plat refroidi par air monté en porte-à-faux arrière, ainsi que des suspensions à barres de torsion.

La société Volkswagen est créée pour produire la voiture populaire.

C’est durant cette période qu’est produite l’Audi Front, la première automobile en Europe à combiner un moteur six cylindres avec la traction avant. Le marché des voitures de prestige étant déjà occupé par Mercedes-Benz, Austro-Daimler et NAG, Auto Union se met progressivement à produire des modèles de moyenne gamme. D’ailleurs, pour améliorer son image auprès du grand public, l’entreprise s’engage en Grand Prix à partir de 1934. Les « Flèches d’Argent » d’Auto Union vont ainsi s’imposer dans de nombreux Grands Prix et ce, jusqu’en 1939.

Ferdinand Porsche est envoyé aux États-Unis pour étudier les méthodes de travail de Ford et de General Motors. Il recrute des ingénieurs germano-américains. Il est fasciné par les nouvelles méthodes de production permettant d’augmenter la productivité. Après la présentation de trois prototypes le 12 octobre 1936, l’ingénieur propose en 1938 la version définitive de son véhicule au Führer, qui la nommera KdF-Wagen (voiture KdF, d’après l’organisation d’encadrement des loisirs ,Kraft durch Freude’, la « force par la joie »). La KdF-Wagen sera rebaptisée Volkswagen (la « Voiture du Peuple », de l’allemand Volk : peuple, et Wagen : voiture) après la guerre. Elle ne prendra son nom commercial de « Coccinelle » qu’à son importation en France. Pour produire le véhicule, Porsche obtient la construction d’une usine à Wolfsbourg. Toutefois, durant la guerre seules 1 100 KdF-Wagen seront produites contre 65 000 exemplaires d’une version militaire de l’engin, le Kübelwagen, équivalent de la jeep américaine.

En parallèle, les voitures de course qu’il développe pour Auto Union remportent un grand nombre de victoires. La Flèche d’Argent, (die ,Silberpfeil’) pilotée par Bernd Rosemeyer s’illustrera dans toutes les courses, dont la coupe Vanderbilt aux États-Unis remportée en 1937.

Le début de Porsche

La toute première Porsche est la Lohner-Porsche, un véhicule hybride (essence-électrique) développé au tout début du XXe siècle par Ferdinand Porsche. Cette voiture n’eut que peu de succès car, à l’époque, les gens croyaient que cette voiture n’avait aucun avenir. (2015, pensons à l’hypercar hybrid : la Porsche 918 Spyder)

La deuxième Porsche fut le modèle 64, disponible en 1938. Le troisième modèle fut la 356, de 1948, construite à Gmünd en Autriche, où la société avait été évacuée en 1944, mais après avoir construit quarante-neuf voitures elle retourna à Zuffenhausen. Ferdinand mourut peu après et c’est son fils Ferry Porsche qui prit les rênes. La 356 était une Volkswagen Coccinelle modifiée. Les dernières sortirent avec un quatre cylindres à plat totalement conçu par Porsche.

La fin de Auto Union AG et le commencement de Auto Union GmbH

Comme la plupart des usines allemandes à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, les usines Auto Union et Mercedes-Benz sont mises à contribution pour participer à l’effort de guerre et seront par conséquent la cible des bombardements alliés, les laissant endommagées une fois le conflit terminé. Après la guerre, les usines du groupe, implantées dans la zone dévolue aux soviétiques lors de la division de l’Allemagne, sont démantelées et Auto Union AG est radié du registre du commerce de la ville de Chemnitz en 1948. Pour reprendre la production, beaucoup d’employés déménagent à Ingolstadt, où se trouvent les usines historiques de DKW. Une nouvelle société, « Auto Union GmbH », est créée le 3 septembre 1949.

Devenu coordinateur de l’effort industriel du Troisième Reich, Ferdinand Porsche contribuera à la déportation de huit directeurs de l’usine Peugeot de Sochaux après avoir constaté que ceux-ci étaient rentrés en résistance (instruction lente des commandes avec pour objectif d’être le plus improductif possible et le sabotage des machines venues d’Allemagne).

Porsche et Volkswagen

En novembre 1945, après la guerre, Ferdinand Porsche a été invité à continuer la conception de Volkswagen en France et à déplacer l’usine d’équipements dans le cadre des réparations de guerre. Les différences au sein du gouvernement français et les objections de l’industrie automobile française mettent un terme à ce projet avant qu’il ait commencé. Le 15 décembre 1945, les autorités françaises invitent Anton Piëch, Ferdinand Porsche et Ferry Porsche à venir visiter les usines Renault et donner leur avis sur la Renault 4CV. Une fois sur place, ils sont immédiatement arrêtés et accusés d’être des criminels de guerre et des opportunistes du 3e Reich, qui ont fait travailler de force des ouvriers français dans les usines Volkswagen en Allemagne, durant la Seconde Guerre mondiale. On leur propose de payer une importante somme d’argent en échange de leur libération.

Ferdinand sera retenu 20 mois en prison à Dijon, sans procès. Ses conditions de détention étaient dures, dans une cellule située dans un château médiéval, non chauffée et très humide, ce qui a causé, sinon aggravé, des problèmes de santé du fait de son grand âge.

Alors que son père était en captivité, Ferry Porshe a tenté de maintenir l’entreprise. Un contrat avec Piero Dusio a été réalisé pour un Grand Prix automobile, pour la Type 360 Cisitalia. Le dessin novateur 4RM n’est jamais entré en courses, mais l’argent qu’il a soulevé pour l’entreprise fut utilisé pour libérer Ferdinand. Ferdinand Porshe est finalement libéré en 1947 contre la somme d’un million de francs.

La société a également commencé à travailler sur un nouveau design, la Porsche 356, première voiture à porter la marque Porsche. L’entreprise se trouvait à Gmünd en Carinthie (une région d’Autriche) à l’époque, ayant évacué Stuttgart pour éviter les raids de bombardements alliés. La société a commencé à fabriquer la Porsche 356 dans une ancienne scierie dans Gmünd. Ils ont fabriqué 49 voitures, qui ont été construites entièrement à la main.

La Porsche 356 fut la première voiture de la marque allemande Porsche. Conçue par Ferry Porsche sur les bases mécaniques de la Volkswagen Coccinelle (par souci d’économie). Elle était étroitement dérivée de la Volkswagen Coccinelle notamment par l’utilisation d’un moteur Boxer à quatre cylindres à plat, refroidi par air, et situé en porte à faux arrière du véhicule.

La famille Porsche retourne à Stuttgart en 1949 sans savoir comment redémarrer ses activités. Les banques n’ont pas accordé de crédits à l’usine et la compagnie était encore sous l’embargo américain et ne pouvait donc pas être prise en garantie. Ferry Porsche produisit cependant une série limitée de la 356. La version de série fait à Stuttgart possédait un corps en acier soudé au tube central au lieu de l’aluminium utilisé dans la version limitée. Quand Ferry Porsche ressuscita la société, il pensait pouvoir produire 1 500 véhicules. Plus de 78 000 Porsche 356 ont été fabriquées dans les 17 ans. Porsche a, par la suite, été contacté par Volkswagen pour plus de consultation et a reçu une redevance sur chaque type I Volkswagen (Coccinelle) fabriquée. Porsche obtint ainsi une situation financière confortable, étant donné que plus de 20 millions de types I ont été construites. La Coccinelle (officiellement désignée « Volkswagen type 1″, appelée Käfer en Allemagne).

La Volkswagen Type 1 se voit attribuer de nombreux surnoms affectueux, entre autres d’animaux, en raison de ses formes très rondes : « Käfer » en Allemagne (scarabée), « Beetle » (scarabée encore) au Royaume-Uni, « Kever » aux Pays-Bas (scarabée), « Escarabajo » en Espagne (scarabée, toujours), « Maggiolino » en Italie (hanneton), ou encore « Coccinelle » en France.

Après la guerre, la société Volkswagen doit essentiellement sa survie à un officier britannique, le Major Ivan Hirst. En avril 1945, la ville de KdF-Stadt et ses usines déjà largement détruites par les bombardements sont occupées par les américains qui en laissent l’administration aux britanniques. Hirst en est nommé directeur. Au départ, l’idée était de les utiliser pour la maintenance des véhicules militaires, et de récupérer les équipements en guise de réparation de guerre. Hirst peignit un des modèles en vert et en fit la démonstration devant l’état-major britannique. À court de moyens de transport légers, l’armée britannique passa une commande de 20 000 exemplaires. Les premiers modèles ont été livrés au personnel de la force d’occupation ainsi qu’aux postes allemandes. En 1946, 1 000 voitures sortaient de l’usine chaque mois, chiffre d’autant plus remarquable si on considère que l’outil de production était encore en réparation. Le toit et les fenêtres endommagés laissaient passer la pluie qui stoppait la production.

L’avenir de la société Volkswagen était incertain : offerte aux grands constructeurs britanniques, américains et français, tous refusèrent de la reprendre. Après une visite du site de production, Sir William Rootes, à la tête du groupe britannique Rootes fit la prévision que le projet ne durerait pas deux ans de plus, et que cette voiture était « plutôt repoussante pour l’acheteur moyen, trop laide et trop bruyante ». Il ajouta : « si vous voulez construire des voitures dans cet endroit, vous êtes un imbécile, jeune homme ». Les représentants de Ford restaient tout aussi critiques : cette voiture ne valait rien selon eux. En France, Citroën entamait la production de la 2CV (conçue avant guerre avec un cahier de charges similaire mais à traction avant, sous la volonté de Michelin, alors propriétaire de Citroën), en Italie apparaissait la Fiat 500.

Porsche en compétition

Porsche débute au Mans en 1950 avec une victoire en catégorie S 1.1 sur la Porsche 356/4 SL. Durant toutes les années 50, Porsche a très souvent gagné dans les catégories inférieures au Mans et lors du Championnat du Monde des Voitures de Sports, mais c’est à la fin des années 60 que Porsche et sa 908 terminent dans le haut du classement et remportent en 1969 le Championnat du Monde des Voitures de Sports.

Volkswagen Combi, Karmann Ghia

À partir de 1948, Volkswagen est devenu une des figures de proue du « miracle économique allemand » (Wirtschaftswunder). Heinrich Nordhoff, un ancien cadre de la société Opel est recruté pour diriger la société en 1948. En 1949, Hirst quitte la société qui est reformée sous la forme d’un conglomérat contrôlé par le gouvernement d’Allemagne de l’Ouest. À part l’introduction du « Type 2 » (fourgonnette, le « combi » ) et du véhicule de sport Karmann Ghia, Nordhoff a poursuivi la politique du modèle unique jusqu’à sa mort en 1968. La production de la « Type 1 » (la fameuse « coccinelle ») a augmenté considérablement, atteignant le million d’exemplaires produits en 1954. Elle se décline en 2 versions : berline et cabriolet, et différents niveaux de finition.

Volkswagen Combi

Le Combi Volkswagen ou Volkswagen Type 2 ou Transporter ou encore VW bus est la deuxième ligne de véhicule à moteur présentée par le constructeur automobile allemand Volkswagen, en 1950. Pouvant être équipé d’un toit escamotable, d’une cuisine avec un réchaud à gaz, un réfrigérateur et un petit évier alimenté en eau, à l’arrière d’une banquette convertible en lit, il est un précurseur du camping-car et est notamment associé à l’époque hippie.

La première ligne de véhicule à moteur était la Coccinelle ou Volkswagen Type 1. Le mot de « Combi » est l’abréviation du mot allemand Kombinationenwagen, que l’on peut traduire par « multi-usage » et devient, en France seulement, le surnom de la version la plus répandue du Volkswagen Type 2. En Allemagne, pays d’origine, il est surtout connu sous l’appellation de « Bulli », bouledogue, pour la ressemblance de la face avant des premières générations, les « split-windows ».

Nombre de Porsche 356 ont inquiété et parfois battu des voitures plus puissantes, grâce à sa maniabilité et sa légèreté. Elle a ainsi par exemple remporté le tout premier Championnat d’Europe des rallyes en 1953.

Volkswagen Karmann Ghia

La production de la Type 1 VW 1200 atteindra 3 millions d’exemplaires au cours des années 1960, il sera le modèle importé le plus vendu aux États-Unis tout au long des années 1950 et 1960. Le modèle est rénové en 1955 avec la sortie des modèles coupé et cabriolet Karmann-Ghia, du nom des carrossiers qui les ont dessinés (Ghia) et produits (Karmann).

La Karmann Ghia, voiture stylée et pratique à 2+2 places plutôt que réelle voiture de sport, la Volkswagen Type 14 fut présentée en octobre 1953 au Mondial de l’automobile de Paris comme un concept car créé pour Ghia par Luigi Segre. Le prototype fut bien accueilli par la direction de Volkswagen et la production de série débuta à Osnabrück en août 1955. La réaction du public dépassa les prévisions et plus de 10 000 exemplaires en furent vendus la première année. La production doubla peu après sa sortie, en faisant notamment la voiture la plus importée aux États-Unis.

Le début de la Porsche

Historiquement, la première ébauche de la 911 date de 1959. La version définitive, quant à elle, a été présentée au Salon automobile de Francfort en septembre 1963. La Porsche 911 se devait de garder un air de famille avec les Porsche 356. Dans le compartiment moteur, on a opté pour un six cylindres de 2 litres, plus léger, refroidi par air, et toujours placé à l’arrière. Sa première appellation fut « 901 », mais Peugeot ayant déposé tous les numéros comportant un zéro central, elle fut abandonnée au profit de l’actuelle désignation « 911 ». Ainsi naquit la 911 qui, dès lors, n’a cessé d’évoluer avec son moteur « boxer » au couple enthousiasmant et au son qui plaît aux amateurs.

Le moteur à plat type « boxer »

Un moteur à plat est un moteur à combustion interne dans lequel les pistons se déplacent dans un même plan, généralement horizontal. Les cylindres, toujours en nombre pair, sont disposés de part et d’autre du vilebrequin.

Le concept du moteur à plat est breveté en 1896 par l’ingénieur Carl Benz mais c’est le constructeur allemand Volkswagen qui le popularise, en 1938, avec sa célèbre Coccinelle mue par un flat-4 (terme anglais pour moteur 4-cylindres à plat). Ce moteur fut conçu par l’ingénieur allemand Ferdinand Porsche qui crée sa propre marque et la célèbre Porsche 911, en 1964, avec un moteur flat-6.

Hormis Porsche dont le nom est désormais indissociable du moteur à plat, plusieurs constructeurs automobiles se sont lancés dans le développement d’un moteur à plat. Citroën l’adopte en version 2-cylindres sur, notamment, la 2 CV et sur quelques autres modèles tels que les Dyane, Méhari, Ami 6, etc. et, en version 4-cylindres, sur la Citroën GS. La Volkswagen Coccinelle et ses dérivés (Buggy, Minibus et Combi) étaient également mus par un moteur 4-cylindres. Panhard développa un flat-twin à partir de 1946 et l’installa sur les Dyna X, Dyna Z, PL 17 et sur la 24, ultime modèle de la marque disparue en 1967.

Le moteur dit Boxer est un sous-genre de moteur à plat. La principale particularité du moteur Boxer par rapport aux autres moteurs à plat est que, lorsqu’un piston se dirige vers la droite, son opposé direct se déplace vers la gauche de façon synchronisée, alors que dans le cas d’un moteur non-Boxer, lorsqu’un piston se dirige vers la droite, son opposé direct se dirige également vers la droite de façon synchronisée. Le terme Boxer est donc indépendant du nombre de cylindres. Les Porsche 911, Subaru Impreza et Citroën 2 CV sont des véhicules à moteur à plat Boxer tandis que, contrairement à ce que son nom semble indiquer, la Ferrari 512BB (Berlinetta Boxer) est un véhicule à moteur 12 cylindres à plat non-Boxer, aussi appelé moteur V12 à 180°.

Pendant les années 1960 et au début des années 1970, malgré l’obsolescence grandissante du modèle, les exportations vers l’Amérique, des publicités innovantes et sa réputation ont permis à la « Cox » de battre le record de production jusqu’alors détenu par la Ford T. En août ’72 (année-modèle ’73) apparait l’ultime version de la type 1: la 1303. Elle reprend la suspension MacPherson de la 1302, mais reçoit un pare-brise bombé et un vrai tableau de bord. En 1973, 16 millions d’exemplaires ont été produits.

Volkswagen a commencé à varier sa gamme en 1961 avec l’introduction de plusieurs modèles dits « type 3 », essentiellement des variations de carrosserie basées sur la mécanique de la « Type 1 », puis en 1969 avec les peu populaires « type 4 » (Volkswagen 411 et 412), monocorps, avec des moteurs 1700 cm³ à injection.

En 1963, Ferdinand Karl Piëch, âgé de 26 ans, est ingénieur et fait ses débuts chez Porsche, à Stuttgart, où il teste les nouveaux moteurs. Quatre ans plus tard, il devient directeur de ce service, avant d’accéder au poste de responsable de la recherche et du développement en 1969. Il est alors l’un des principaux concepteurs de la Porsche 911 et de son célèbre moteur 6 cylindres à plat de 2 litres. Il est aussi responsable du programme Compétition, menant à la victoire les Porsche 908 et 917. Son talent fait fureur, mais inquiète son oncle Ferry Porsche, concepteur de la fabuleuse 356, qui s’est distinguée aux 24 Heures du Mans en 1951. Il comprend alors qu’il ne pourra accéder aux postes névralgiques de Porsche, et se fait « remercier ». Quelques années plus tard, Ferdinand Piëch dira : « Je ne suis pas né dans la bonne branche de la famille ».

Porsche et RUF

En 1939 lorsque le père d’Alois Ruf crée Auto RUF, une société de réparation de voitures. Dans les années 1960, l’entreprise se spécialise dans la réparation des Porsche, et également dans le transport. Dans les années 1970, Ruf commence à préparer des Porsche 911, et met au point une boîte 5-vitesses pour la 930 Turbo. Sa première création propre est sur base de 911 SC, mais l’activité commence réellement quand le prototype BTR (pour Ruf Groupe B Turbo) sur la base d’une 911 Turbo sort en 1977.

En 1981, Ruf obtient la qualité de constructeur automobile aux yeux de l’État Allemand, et un accord officiel avec Porsche est mis en place. La marque devient réellement célèbre en 1987 quand la CTR devient la voiture la plus rapide du monde, avec 343 km/h enregistrés sur le circuit de Nardò en Italie.RUF est donc un préparateur de chez porsche.

Volkswagen et Audi

À la fin des années 1960, Volkswagen s’est trouvée en fâcheuse posture : si la type 3 rencontre un certain succès, la type 4 « 411 » est un échec commercial (elle sera d’ailleurs rapidement remplacée par la « 412 », sans pour autant avoir plus de succès…). La K70 (modèle traction avant, moteur à refroidissement liquide) initialement prévu pour la marque NSU) n’a pas su trouver son public car trop chère. La production de la Coccinelle devant bien cesser un jour, il fallait la remplacer, mais ce n’était pas si simple de remplacer une légende. La clé du problème a été l’acquisition en 1964 de Audi/Auto Union, qui donna naissance au groupe Volkswagen, une organisation de type konzern (terme allemand pour désigner une association d’entreprises qui associe concentration horizontale et concentration verticale. Cela désigne la forme allemande de contrôle familial sur des entreprises qui restent juridiquement distinctes).

Auto Union est reprise par le groupe Daimler-Mercedes. Ce dernier le cède ensuite à Volkswagen qui va produire jusqu’au milieu des années soixante des DKW et des petites berlines Auto Union. C’est seulement en 1969 que la marque Audi réapparait, rassemblant sous ce nom unique DKW, Auto Union et la marque NSU récemment achetée par Volkswagen.

Auto Union, représentée par la seule marque survivante, DKW, sera reprise par Volkswagen en 1964. DKW produisant de petites voitures populaires, cette marque faisait doublon avec Volkswagen, qui décida de lui donner le nom de la défunte Audi et de lui affecter la production de voitures de moyenne et haute gamme. Ainsi, le logo aux 4 cercles d’Auto-Union fut maintenu, passant de la calandre des DKW à celle des Audi, seule marque désormais à les arborer, puisque les projets de ressusciter la marque Horch (première entreprise de August Horch le fondateur de Audi) par la production de voitures de prestige a échoué au profit du rachat de Bentley Motors.

VW a racheté ses compatriotes Audi en 1965 et NSU en 1969, et propose en 1970 la VW K70 en reprenant un modèle NSU ; c’est le premier modèle à traction avant de Volkswagen, qui abandonne ainsi les modèles à propulsion.

La firme d’Ingolstadt avait l’expérience qui manquait à Volkswagen dans le domaine des roues avant motrices et des moteurs à refroidissement liquide. L’influence d’Audi a ouvert la voie à une nouvelle génération de Volkswagen, les Passat (1973), Golf (1974) et Polo (1975).

La filiale Audi lance en 1972 l’Audi 80 ; VW lance en 1973 la Passat ; en 1974 sort la Golf et sa version coupé Scirocco. En 1976, Volkswagen lance sa première automobile à moteur diesel.

En 1972, Ferdinand Karl Piëch entre chez Audi (filiale de Volkswagen AG). Il est alors responsable du développement technique. Trois ans plus tard, il accède au directoire dont il est président de 1988 à 1992. Il donne alors à la marque une image nouvelle, notamment en redessinant lui-même les voitures et en concevant de nouveaux moteurs. Il est à l’origine des transmissions intégrales Quattro. Audi devient deux fois champion du monde des rallyes et un concurrent important de BMW et Mercedes-Benz.

Volkswagen Golf

De la production des Coccinelles, l’usine de Wolfsbourg est passée à celle des Golf dès 1974, vendue aux États-Unis sous le nom VW Rabbit dans les années 1970 et 1980. La Golf se démarquait de la Coccinelle par bien des aspects, tant esthétiquement que par sa mécanique (sa ligne angulaire a été dessinée par l’italien Giorgetto Giugiaro). Elle s’inscrivait dans la lignée des petites citadines telles la Mini (1959) et la Renault 5 (1972). La Golf possédait un moteur transversal à refroidissement liquide situé à l’avant qui entraînait les roues avant. Elle possédait également un hayon, un format qui domine le marché depuis.

Sept générations de la Golf se sont succédé depuis. La première a été produite de l’été 1974 à la fin 1983. Son châssis a également servi à concevoir le coupé Scirocco et la berline Jetta. La production de la seconde génération de Golf et de sa version à coffre Jetta a débuté fin 1983 et s’est poursuivie jusqu’à la fin de l’année 1991. En 1991, la marque a lancé la troisième génération de Golf qui devient la voiture européenne de l’année en 1992. Les versions précédentes avaient échoué à conquérir ce titre, se faisant devancer par la Citroën CX en 1975 et par la Fiat Uno en 1984. Pour cette troisième génération, la version berline a été renommé Vento.

La quatrième version de la Golf a vu le jour à la fin 1997, son châssis servant de base à de nombreux autres modèles du groupe Volkswagen (Volkswagen Bora, Volkswagen New Beetle, Seat Toledo, Seat León I, Audi A3, Audi TT, Skoda Octavia). La 5e génération de Golf a été lancée fin 2003. Elle a été remodelée fin 2008 sous le nom de Golf 6, qui reste la voiture la plus vendue en Europe en 2010, et donc un modèle crucial pour Volkswagen, puis la Golf 7 en 2012.

Volkswagen Polo / Audi 50

Volkswagen a également une gamme de véhicules plus petits, représentés par la Polo lancée en 1976 (aussi vendue sous le nom d’Audi 50). Une version berline de la Polo, la Volkswagen Derby a également été commercialisée. Depuis, il y a eu 5 incarnations de la Polo : phase 1 (1976–1981), phase 2 (1981–1994, avec un restylage en 1990), phase 3 (1994–2002, restylée en 1999), phase 4 ou 9n (2002-2005) puis 9n2 (2005-2009)], et l’actuelle phase 5 lancée en 2009.

La gamme Volkswagen

Le dernier modèle suivi de façon continue par Volkswagen est la berline familiale Volkswagen Passat, qui en est à sa cinquième génération

À ces modèles, il faut ajouter les coupés Scirocco et Corrado. En 1998, Volkswagen a lancé la New Beetle, un véhicule moderne aux lignes évoquant la Coccinelle qui n’a pas connu le succès de son aînée. En 2002, la firme s’est lancée sur de nouveaux marchés comme les berlines de prestige avec la Phaeton et les 4×4 de loisirs avec le Touareg. Avec le développement au sein du groupe Volkswagen de la politique des plates-formes modulaires, la marque a décidé de lancer des modèles sur de nouveaux segments, comme les petits 4×4 de loisirs ou les berlines basses (Tiguan et Passat CC).

Audi La vitrine technologique de Volkswagen

Le logo d’Audi représente quatre anneaux métallisés entrecroisés qui correspondent à la fusion le 29 juin 1932, de quatre marques pré-existantes, Audiwerke, DKW, Horch et Wanderer Verke AG. Pour le centenaire de la marque en 2009, le logo est modifié avec une typographie plus sobre, plus classique, correspondant au positionnement premium de la marque. Il est à nouveau modifié en 2011 avec une ligne d’horizon qui symbolise le slogan de l’entreprise « Vorsprung durch Technik » (l’avance par la technologie)

En 1976, Audi fabrique son premier moteur 5 cylindres, en 1979 la technologie turbocompresseur.

Sous l’impulsion de Ferdinand Piëch, le petit-fils de Ferdinand Porsche, Audi développe de nombreuses technologies de pointe, Piëch relevant le positionnement d’Audi, alors marque généraliste, pour en faire une marque haut de gamme. Ainsi, au Salon de Genève 1980, Audi présente le coupé Quattro, une automobile de tourisme à transmission intégrale.

En 1989, Audi installe le premier moteur Diesel à injection directe du groupe Volkswagen dans l’ Audi 100 2.5 TDI et présente sa première voiture hybride : l’Audi 100 Avant quattro-based Duo

Audi Sport

Le département Audi Sport est créé en 1978, année qui voit l’Audi 80 faire ses premiers essais dans le Rallye d’Allemagne pour le championnat du monde.

Audi remporte par la suite plusieurs épreuves de compétition automobile dans ces rallyes, ainsi que les titres constructeurs en 1982 et 1984. En perte de vitesse, Audi se retire du championnat à l’aube des années 1990, et concentre ses efforts sur le championnat DTM (championnat allemand de voitures de tourisme) qu’il remporte en 1990 et 1991.

En 1999, Audi lance un programme pour les 24 Heures du Mans et l’endurance en partenariat avec le Joest Racing. La première participation est satisfaisante : (3e et 4e position). Puis Audi revient en 2000 avec une voiture modifiée, le prototype LMP1 R8.

Audi Sport LMP1 R8

Le prototype LMP1 R8 est dotée d’un moteur 3,6 litre V8 turbocompressé utilisant la technologie FSI à injection directe essence produisant près de 600 chevaux. Ce prototype a été conçu et développé par Audi Sport, avec le soutien du constructeur italien Dallara, qui s’est occupé de la fabrication de la coque carbone. C’est l’un des Sports-Prototypes le plus victorieux de l’histoire du sport automobile : elle a remporté 63 victoires sur les 80 courses auxquelles elle a participé.

Le prototype LMP1 R8 est inscrit en championnat ALMS et va s’imposer très largement face aux BMW Motorsport, Panoz, ou encore Cadillac. Audi confirme sa domination sur l’épreuve mythique mancelle en reportant également les 24 Heures du Mans 2001 et 2002, puis, par le biais d’équipes privées, les 24 Heures du Mans 2004 et 2005. En 2001 et par manque de concurrence, le groupe VW lance la Bentley EXP 8. En 2003 avec le départ de l’équipe officielle de Audi, les pilotes et autres ingénieurs débarquent chez Bentley. La Bentley Speed 8 est basée sur l’Audi R8C utilisée en 1999. Elle réalisera un doublé facile au Mans avant de se retirer définitivement.

Audi Sport LMP1 R10 puis R18

En 2006, Audi revient officiellement avec une nouvelle machine, la R10, équipée d’un moteur Diesel TDI. Elle s’impose en 2006, 2007 et 2008, mais doit bientôt faire face à une rivale de taille qu’est la Peugeot 908. Audi lance alors la R15 en 2009, mais celle-ci ne peut faire mieux qu’une 3e place. En 2010, les Audi manquent encore de vitesse, mais fiables, elles signent un nouveau triplé.

Une nouvelle voiture est lancée en 2011, la R18, qui signe elle aussi une nouvelle victoire après un extraordinaire duel avec les Peugeot 908 (2011).

En 2012, Peugeot se retire en janvier pour manque d’argent. Cette situation laisse donc la place libre à Audi, car son seul concurrent est Toyota qui arrive pour la première année aux 24 Heures du Mans. C’est un nouveau triomphe pour la marque aux quatre anneaux avec un triplé de ses Audi R18 e-tron (1er et 2e place) et d’une Audi R18 Ultra (3e). C’est aussi la première victoire aux 24 Heures du Mans d’un véhicule propulsé par un moteur hybride (diesel et électricité). En 2013, Audi gagne de nouveau, mais avec beaucoup plus de difficulté face à Toyota qui termine 2e et 3e. L’édition de 2014 donne l’occasion aux équipages Audi de s’adjuger les deux premières places devant une Toyota.

En parallèle, Audi a remporté à plusieurs reprises les Le Mans Series (en 2004 et 2008), les American Le Mans Series (de 2000 à 2008), ainsi que le championnat pilote DTM (en 2002, 2004, 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013) et le championnat constructeur DTM (2004, 2007 et 2011). Audi est aussi champion pilote et constructeur du WEC (championnat du monde d’endurance) de 2012 et 2013.

En 2014, Audi Sport s’imposera pour la cinquième fois consécutive avec un doublé aux 24h du mans dans la catégorie LMP1 sur R18 e-tron ainsi qu’aux 24 Heures du Nürburgring le week-end suivant sur R8 LMS et le 27 juillet, une victoire au 24 Heures de Spa30. Avec 2012, c’est la seconde année où Audi arrive à gagner les trois courses de 24 heures les plus importantes en Europe et au monde (il ne manque que les 24 Heures de Daytona, une course où n’est pas présent Audi).

Audi R8

L’Audi R8 est une voiture sportive de prestige du constructeur Audi. C’est le premier coupé GT 2 places de la marque qui rivalise ainsi avec les marques historiques de ce segment : Porsche (la 911), Ferrari, Corvette ou Aston Martin.

L’Audi R8 tire son nom de la voiture de course homonyme, victorieuse aux 24 Heures du Mans, le prototype LMP1 R8.

Le show-car Avus du salon automobile de Francfort de 1991, le prototype Audi quattro Spyder ou encore le concept-car Audi Le Mans quattro qui inaugura les LED, furent les inspirateurs de l’actuelle R8. La R8 fut officiellement présentée au mondial de l’automobile de Paris de 2006 et est présente dans les concessions Audi depuis avril 2007. Elle est produite à Neckarsulm (Bade-Wurtemberg) en Allemagne et sa construction est organisée comme dans une manufacture où des spécialistes vérifient la qualité de chaque pièce..

Face à l’engouement grandissant de la R8 en Europe, Audi a dû revoir à la hausse sa cadence de production qui est désormais de 20 R8 par jour. Le constructeur allemand s’est même décidé à décliner la R8, mue dans un premier temps par un moteur V8, en une version plus puissante (R8 V10) en 2009, une version de course (R8 LMS) en 2009, puis une version découvrable (R8 Spyder) en 2010. La R8 de deuxième génération sera présenté au salon de Genève 2015.

Audi R8, moteur V8

Moteur V8 atmosphérique essence à 4 soupapes par cylindres de 4,2 L, placé en position centrale arrière, une première dans l’histoire d’Audi, emprunté à la berline Audi RS49, l’Audi R8 développe une puissance maximale de 309 kW soit 420 ch à 7 800 tr/min et un couple maximal de 430 Nm atteint à 4 500 tr/min. Déployant près de 100 ch au litre et atteignant un régime-tour maximal de 8 250 tr/min pour une vitesse de pointe de plus de 300 km/h, supérieur à sa concurrente la Jaguar XKR, l’Audi R8 passe de 0 à 100 km/h en 4,6 s et de 0 à 200 km/h en 16,5 s dans une sonorité « rauque et bestiale ».

Ces performances s’expliquent en partie par l’adoption de l’injection directe FSI. Cette technologie, développée par Audi.

L’injection est un dispositif d’alimentation des moteurs à combustion, permettant d’acheminer le carburant dans la chambre de combustion directement ou un peu en amont. Préférée au carburateur afin d’améliorer le rendement moteur, l’injection fut à l’origine exclusivement mécanique, puis améliorée par l’électronique en utilisant un calculateur électronique.

C’est pour améliorer le rendement de ses mécaniques que Volkswagen & Audi ont beaucoup investi dans l’injection directe sur le moteur essence, en le nommant FSI, espérant avec cela refaire le coup marketing du TDI (moteur TDI, abréviation de Turbocharged Direct Injection). L’injection directe est désormais associée à une électronique de contrôle octroyant une plus grande sobriété et de meilleures performances.

Ces performances sont également possibles grâce au châssis tout aluminium lui conférant ainsi « seulement » 1 560 kg, mais également grâce à l’attention toute particulière d’Audi à l’aérodynamisme. En effet, l’Audi R8 propose un Cx de 0,345 et une portance négative, notamment grâce à deux grands diffuseurs situés dans le pare-chocs arrière. Le rapport poids/puissance est alors de 3,71 kg/ch. Des performances importantes dues également au nouvel emplacement du moteur qui permet une répartition idéale des masses : 44/56.

La lubrification du moteur étant réalisée par carter sec, l’Audi R8 supporte aisément les accélérations longitudinales et transversales maximales. Cette technique permet en effet d’abaisser le moteur, et donc le centre de gravité, puisque le moteur ne possède pas de carter d’huile situé en partie basse.

La transmission intégrale quattro de dernière génération installée sur l’Audi R8 privilégie le couple sur le train arrière entre 65 et 90 %, affirmant ainsi son caractère de propulsion2. Ce couple est réparti variablement entre les deux essieux par l’intermédiaire d’un visco-coupleur.

La structure du châssis, dénommée Space Frame, est réalisée à 77 % en profilés d’aluminium extrudés, en tôles d’aluminium à 22 %, et en pièces moulées à 8 %, déjà utilisé sur la Lamborghini Gallardo (groupe VW) si bien que son poids est de seulement 277 kg.

Audi R8, moteur V10

La R8 V10 s’équipe d’un moteur V10 — toujours placé en position centrale arrière — d’une cylindrée de 5 204 cm3 à 4 soupapes par cylindre, ouvert à 90°, développant une puissance maximale de 525 ch à 8 000 tr/min contre 420 pour le V8. Son couple maximal de 530 Nm est quant à lui fourni à 6 500 tr/min. Il s’agit en réalité d’une version dégonflée du V10 de 560 ch de la Lamborghini Gallardo LP560-4. L’utilisation de magnésium et l’ajout de nombreux inserts de carbone, notamment dans le bloc moteur, permet de maintenir un poids raisonnable de 1 620 kg — avec 258 kg, le moteur ne pèse que 30 kg de plus que le V8 — de sorte que le 0 à 100 km/h s’effectue en 3,9 s et le 0 à 200 km/h en 12 s.

Tout comme le V8, la lubrification est réalisée par carter sec afin d’abaisser le centre de gravité de l’automobile. La distribution du moteur est réalisée par chaîne, 4 arbres à cames à calage variable et une gestion à double calculateur. La sonorité du V10 marque par contre sa différence avec la version V8. À bas régimes, « le moteur martèle un peu à la manière d’un V8, mais surtout il grogne comme les dernières générations de Flat Six Porsche ».

Porsche motoriste de F1 pour McLaren

En Formule 1, Porsche a fourni les moteurs pour McLaren de 1984 à 1987 (sous le nom TAG, Techniques d’Avant Garde).

Techniques d’avant-garde ou TAG Group (Holdings) SA est une société holding basée au Luxembourg, est également impliquée en Formule 1 depuis la fin des années 1970. Après avoir sponsorisé l’écurie Williams, elle est devenue l’un des actionnaires du McLaren Technology Group (actuellement à hauteur de 15 %), dont fait notamment partie McLaren Racing. De 1983 à 1987, elle a donné son nom au moteur turbo TAG Porsche qui équipait les McLaren engagées dans le Championnat du Monde de Formule 1 de la FIA.

L’empire Volkswagen

Les marques de luxe, arrivées à la fin des années 1990 au sein du groupe, font que celui-ci s’éloigne de l’esprit originel de Volkswagen (Volkswagen signifiant littéralement voiture du peuple en allemand), les modèles produits par celui-ci n’étant plus particulièrement « populaires ».

La marque Škoda, rachetée en 1991 à la suite de la chute du Mur de Berlin, permet au groupe de proposer des véhicules techniquement proches des Volkswagen, utilisant des composants et des technologies de l’allemand, mais à des prix inférieurs, en bénéficiant notamment du coût de la main-d’œuvre sensiblement plus faible de la République tchèque. Skoda doit ainsi permettre d’élargir la gamme de Volkswagen vers les modèles bon marché.

En 1991, Volkswagen est en crise. Après son rachat de Seat et Škoda et son lancement au Brésil et en Chine, ses pertes s’élèvent à plus de deux milliards de francs. Pour redresser la situation, Ferdinand Piëch est appelé à prendre la direction de Volkswagen en remplacement de Carl Hahn le 1er janvier 1993.

Pour arriver à ce poste, il a présenté un projet des plus audacieux : mettre en commun le plus d’éléments possible entre les voitures pour diminuer les coûts. Exactement l’inverse de ce qu’il avait fait chez Audi. Piëch prévoit ainsi d’économiser plus de trois milliards de marks par an. De plus, il acquiert le soutien de Gerhard Schröder, ministre-président de la Basse-Saxe. Ce soutien est important, car le Land détient 18,8 % du groupe (Land : équivalent de région en Allemagne).

Il nomme au poste de responsable des achats Jóse Ignacio López de Arriortúa, alors second homme de Jack Smith, président de General Motors. Pour le persuader de quitter GM, Piëch lui promet de construire une usine automobile dans son village natal, Amorebieta-Etxano, dans la Communauté autonome basque d’Espagne. Elle ne sera jamais construite, et après quatre années de travail pour Volkswagen, López est remercié.

Lorsqu’il prend ses fonctions au directoire, l’ambiance dans les bureaux de Wolfsbourg est tendue. Et pour cause, Ferdinand Piëch inquiète : en trois ans, il se sépare de vingt-cinq membres du directoire. Il commente ainsi son arrivée : « À Wolfsbourg, ils m’attendaient avec un fusil, mais je ne leur ai pas laissé le temps de tirer … La productivité exigée des ouvriers doit s’appliquer aux dirigeants ». Ceux qui restent doivent renoncer à leurs chauffeurs, conduire eux-mêmes les différentes voitures du groupe afin de mieux les connaître. Soucieux de la qualité de fabrication, il n’hésite pas à se rendre lui-même chez les fournisseurs, pour des visites surprises. Il contrôle alors de manière très méticuleuse la qualité des pièces et se montre intransigeant face aux erreurs.

Connu pour sa poigne de fer, Ferdinand Piëch est aussi reconnu pour ses talents de pilotage. D’après son entourage, même ses gardes du corps n’arrivent pas à le suivre lorsqu’il prend le volant. Deux fois par an, il emmène certains de ses salariés (ingénieurs, techniciens ou autres) pour ce qu’ils appellent l’opération Turquie. Le but est de tester les voitures (du groupe et des marques concurrentes) dans des conditions extrêmes : dans un froid sibérien ou par une chaleur saharienne. Le but n’est pas seulement de tester les voitures, mais aussi les hommes.

Ferdinand Piëch va concrétiser son rêve d’enfance en rachetant pour le compte de Volkswagen, Bentley, Bugatti et Lamborghini en quelques mois. Il demande alors aux ingénieurs de Volkswagen de concevoir un nouveau moteur W16 pour Bugatti. Il atteint ainsi son but par la constitution d’un empire automobile.

En 1998, Daimler-Benz fusionne avec Chrysler, ce qui entraîne par la suite la transmission de nombreux éléments de Mercedes-Benz vers des modèles Chrysler.

Depuis septembre 2005, Porsche a décidé d’augmenter sa part du capital dans la société Volkswagen, avec laquelle il a toujours entretenu des liens étroits (VW-Porsche 914, Audi RS2, Porsche 924). Le Porsche Cayenne partage d’ailleurs sa plateforme avec le VW Touareg. Cette participation s’est encore accrue en 2006, pour atteindre 27,4 % du capital, Porsche se réservant la possibilité de monter jusqu’à 29,9 % (dépasser le seuil des 30 % l’obligerait légalement à lancer une OPA). Au cours de l’été 2006, Porsche obtient l’autorisation de l’État allemand de prendre la minorité de blocage de Volkswagen, en prenant ainsi le contrôle.

Après avoir franchi les 30 % du capital, la marque de voitures de sport a été contrainte par la réglementation boursière de lancer une offre publique d’achat sur le reste du capital. Mais l’opération échoua, Porsche proposant délibérément un prix trop faible.

En 2006, Mercedes-Benz, Smart et Maybach rompent les liens avec Chrysler, et Daimler redevient indépendant.

En novembre 2006, Martin Winterkorn devient le nouveau patron de la marque. Ferdinand Piëch, le petit-fils de Ferdinand Porsche, a repris la main « en plaçant son poulain »

Le 3 mars 2008, Volkswagen annonce le rachat de la société suédoise de poids lourds Scania. Le nouvel ensemble industriel pèse plus de 150 milliards d’euros.

Le 16 novembre 2007, Volkswagen, alors premier constructeur automobile européen, annonce que la société va investir, les trois années suivantes, 28,9 milliards d’euros dans de nouveaux modèles et des usines, pour réaliser la croissance nécessaire. La somme de 13,8 milliards d’euros va être investie dans la production de nouveaux modèles et la modernisation de modèles existants, alors que 7,1 milliards iront aux usines. Volkswagen a une capitalisation boursière de 42,7 milliards d’euros. Le groupe ambitionne en effet de devenir à terme le premier constructeur automobile mondial.

Le 25 octobre 2008, alors que les bourses mondiales s’effondrent, l’action de Volkswagen triple et sauve ainsi la Bourse de Frankfurt. Ce jour-là, Volkswagen devient pendant quelques heures, la première capitalisation mondiale devant ExxonMobil (l’une des 10 entreprises comportant les plus importants bénéfices du monde, 7ème rang en 2014).

En 2009, Dépassant le seuil de 30 % des droits de vote chez Volkswagen, Porsche a l’obligation de lancer une OPA sur Volkswagen le 30 avril 2007. Ferdinand Piëch est à l’origine de cette offensive qu’il ne souhaite pas voir réussir. Wolfgang Porsche, benjamin des fils de Ferry Porsche et donc cousin de Ferdinand Piëch, alors à la tête du directoire de surveillance de l’entreprise familiale, emprunte à tour de bras pour pouvoir enfin soumettre son cousin et l’empire Volkswagen. Toutefois, il néglige l’importance de la « loi Volkswagen » qui mentionne entre autres qu’un investisseur ne peut avoir plus de 20 % des voix au conseil de surveillance quel que soit le nombre d’actions qu’il possède. Wolfgang pense alors pouvoir abroger le texte comme le demande l’Union européenne mais c’est sans compter sur les ressources et les compétences de son cousin qui parvient avec ses contacts politiques à sauvegarder la loi. Depuis c’est Volkswagen qui se retrouve en position de force.

Depuis août 2007, le groupe tente d’augmenter ses parts dans Volkswagen. Porsche possédait 50,76 % des parts de Volkswagen à partir du 6 janvier 2009 et avait annoncé vouloir monter à 75 % d’ici la fin de l’année 2009.

Au cours du 1er semestre 2008, le groupe Volkswagen (Marques Volkswagen, Audi, Seat, Skoda) a vendu 3,27 millions de véhicules dans le monde, ce qui le place en 4e position au classement des constructeurs, juste derrière le groupe Ford.

Fin 2009, lors de la crise financière, la firme Porsche ne parvenait plus à refinancer un emprunt à court terme de 10 milliards de dollars qu’elle avait contracté pour assurer le contrôle de Volkswagen. La firme la plus rentable de l’automobile était au bord de la faillite. C’est ainsi que finalement, à la suite d’un bras de fer d’un an, c’est la firme Porsche qui fut rattachée par Volkswagen.

Le 23 juillet 2009, Volkswagen finalise le rachat de l’entreprise Porsche, qui était au bord de la faillite et qui devient la dixième marque du groupe Volkswagen. La marque de luxe, qui essayait depuis plusieurs mois de racheter son compatriote n’y est donc finalement pas parvenu.

Le 10 décembre 2009, Volkswagen monte dans le capital de Suzuki. Pour 222,5 milliards de yens soit 1,7 milliard d’euros, Volkswagen acquiert 19,9 % du capital du japonais. Cette opération permet d’abord à Volkswagen de se rapprocher du marché des motos, qui représentent 15 % du chiffre d’affaires de Suzuki, de se positionner sur le prometteur marché indien puisque la coentreprise entre Suzuki et l’indien Maruti est leader de ce marché, et se donne la possibilité de doubler Toyota en termes de volumes de ventes, le cumul des ventes estimées de Volkswagen et Suzuki pour 2009 s’élevant à 8,1 millions d’unités contre 7,7 millions pour l’actuel leader.

Le 5 juillet 2012, Porsche et Volkswagen annoncent la fusion des deux groupes à compter du 1er août 2012. Fin 2011,Volkwagen annonce son arrivée en WRC avec sa Polo R WRC,avec comme pilote Sébastien Ogier et Andreas Mikkelsen.

Tiré en avant par la croissance des marchés émergents, le groupe Volkswagen détient en 2012 le 3e rang mondial derrière General Motors et Toyota.

Source et images :

Texte, synthèse des page Wikipedia :
Mercedes-Benz, Audi, Volkswagen, Porsche

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